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Droits des femmes : tout commence (aussi) dans l'assiette !


Atelier cuisine inclusive en entreprise

On entend souvent que la cuisine est une "affaire de femmes". Historiquement, c’est vrai : les femmes ont toujours nourri le monde dans l’ombre du foyer. Pourtant, paradoxalement, elles sont encore trop souvent dépossédées de ce sujet dès qu’il s’agit de santé, de visibilité ou de plaisir décomplexé.


Chez PaolaInCena, ma conviction est profonde : la cuisine ne doit plus être une injonction subie, mais un outil d'empowerment. Pour ce mois de mars dédié aux droits des femmes, levons le voile sur un tabou : oui, bien manger est un acte politique et un levier majeur pour l’égalité hommes-femmes.


Pourquoi l’alimentation est-elle un sujet pour les droits des femmes ?


L’alimentation est au cœur des enjeux de société et de la question de l’égalité hommes-femmes car elle cristallise la répartition des tâches domestiques.

  • L'ombre vs la lumière : la cuisine "nourricière" du quotidien, répétitive et invisible, est encore déléguée aux femmes dans 2/3 des foyers. À l'inverse, la cuisine "spectacle", celle des chefs étoilés ou des grands dîners de fête, reste majoritairement associée aux hommes.

  • Le choix contraint : nous ne sommes pas tous égaux face à l'assiette. Le manque de temps, le poids des traditions et certaines croyances erronées sur les besoins physiologiques font que les femmes subissent souvent leur alimentation plus qu'elles ne la choisissent.


L'impact de l'alimentation sur la santé féminine : le grand oublié du droits des femmes


Atelier cuisine et naturopathie sur les cycles féminins

Pendant trop longtemps, la nutrition a été pensée pour un corps "neutre". Or, le corps féminin a des besoins spécifiques en lien avec ses cycles hormonaux.


Qu'il s'agisse du syndrome prémenstruel (SPM), de l'endométriose, du SOPK, l'alimentation joue un rôle clé. En privilégiant des nutriments anti-inflammatoires, nous pouvons apaiser certains symptômes et rééquilibrer les cycles. Avec la naturopathe Stéphanie Jreijiri, nous montrons que ces sujets ne sont pas des "problèmes de femmes" à gérer en silence, mais des enjeux de santé publique et de vrais jalons pour avancer sur le chemin des droits des femmes. 


La ménopause touche toutes les femmes, pourtant elle reste un tabou, y compris dans la sphère professionnelle. C’est une étape où le métabolisme change profondément. Dans cette phase, l’alimentation peut aussi être une alliée pour préserver l’énergie et limiter les risques liés à la santé. Les droits des femmes se jouent aussi dans la capacité de notre société à aborder cette phase de transformation majeure pour l’accepter et l’accompagner plutôt que la nier et la dévaloriser.


Parler alimentation, c’est aussi une façon d’oeuvrer pour améliorer les droits des femmes. C’est prendre conscience du rôle spécifique qu’elle peut jouer dans la préservation de leur santé et affirmer que garantir l’accès à une alimentation de qualité et adaptée est un droit fondamental. 


Charge mentale et pressions sociales : le poids de l'assiette


L’inégalité se niche aussi dans la charge mentale. Penser au menu, lister et faire les courses, anticiper les besoins de chacun(e), cuisiner, conserver,... cette gestion invisible représente un poids énorme au quotidien et une source importante de déséquilibre dans la répartition des tâches domestiques. Faire avancer les droits des femmes c’est aussi faire en sorte que la responsabilité de nourrir au quotidien ne soit pas uniquement portée par certaines. 


À cela s'ajoute la pression sociale sur le corps. Entre l'injonction à la minceur et celle d'être une "fée du logis", les femmes entretiennent souvent une relation complexe à la nourriture. Se nourrir doit redevenir une source de force, et non de culpabilité.


Comment faire de l'alimentation un vecteur d'égalité et de promotion des droits des femmes ?


L'objectif n'est pas de sortir les femmes de la cuisine, mais d'y faire entrer tout le monde et d'en changer les règles. L'alimentation devient un vecteur d'égalité hommes-femmes quand :

  1. Elle est partagée : la cuisine du quotidien doit être une responsabilité commune.

  2. Elle est comprise : savoir comment son corps fonctionne permet de ne plus subir ses hormones ou les diktats de la mode.

  3. Elle est simplifiée : retrouver des savoir-faire simples pour sortir de la dépendance aux produits ultra-transformés.


Un levier d'inclusion et de bien-être en entreprise


Atelier Nutrition Petit-Déjeuner en entreprise

Ces enjeux ne s'arrêtent pas à la porte de nos maisons. Aujourd’hui, PaolaInCena intervient en entreprise car l'alimentation est un pilier de l'inclusion, de l’égalité hommes-femmes et de la QVT (Qualité de Vie au Travail).


Aborder la santé hormonale ou la répartition de la charge mentale en milieu professionnel, c'est reconnaître la réalité des collaboratrices et s’engager pour les droits des femmes. Nos ateliers de cuisine en entreprise permettent de :

  1. Sensibiliser les équipes aux besoins spécifiques de santé féminine (fertilité, cycles, ménopause).

  2. Favoriser l'égalité et promouvoir les droits des femmes en encourageant les hommes à s'emparer des savoir-faire culinaires pour un meilleur partage des tâches.

  3. Créer du lien autour d'une cuisine durable, simple et dégenrée.


Découvrir les ateliers PaolaInCena

Notre démarche chez PaolaInCena : du cercle de parole à l'assiette


Notre mission est de transformer cet acte quotidien en un moment de reconquête pour améliorer les droits des femmes :

  • Prendre soin de la santé des femmes : via des ateliers "à quatre mains" en collaboration avec des expertes (naturopathes, diététiciennes), pour écouter , comprendre et apprendre à nourrir son corps avec bienveillance. On y parle cycles, fertilité ou ménopause, tout en préparant des recettes gourmandes qui font du bien. 

  • Embarquer les hommes en cuisine : pour que la préparation des repas devienne un terrain de partage et non une corvée solitaire. 

Prendre conscience de son corps et le "nourrir" en conscience, c'est reprendre le pouvoir et c’est augmenter l’accès aux droits pour les femmes. 


Pour aller plus loin sur la question des droits des femmes à travers l’alimentation


Vous souhaitez passer de la théorie à la pratique ? Voici quelques pistes :

  • Organiser un atelier en entreprise : pour aborder autrement la question de l’égalité hommes-femmes et en faire un sujet concret, gourmand et joyeux. 

  • Consulter une spécialiste : si vous souffrez de troubles hormonaux, digestifs ou que vous traversez une période de changement (fertilité, ménopause), une approche croisée cuisine & naturopathie peut tout changer.


Ma bibliothèque engagée :

  1. Qui va faire à manger ? de Bela Gil – Pour comprendre les enjeux politiques de nos fourchettes.

  2. Steaksisme de Nora Bouazzouni – Sur le lien entre viande et virilité.

  3. Mangeuses de Lauren Malka – Une exploration passionnante du rapport des femmes à la nourriture.

 
 
 

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